Klaus Barbie le boucher de Lyon

Klaus Barbie, le boucher de Lyon

MEURTRES: Klaus Barbie : 4.342 meurtres, 7.581 juifs déportés, 14.311 résistants arrêtés et torturés.

Klaus Barbie le boucher de Lyon

Le procès de Klaus Barbie, surnommé le « boucher de Lyon », débute le 11 mai 1987, à Lyon. À elle seule, la lecture de l'acte d'accusation prend deux jours.

Klaus Barbie a été chef de la gestapo de Lyon pendant la deuxième guerre mondiale. A la fin du conflit, il s’est évadé en Amérique du Sud avec la complicité des Etats-Unis et n’a été extradé vers la France qu’en 1983. Son procès ultra-médiatisé a eu lieu en 1987. Portrait d’un nazi reconverti en agent des services secrets, qu’on a surnommé le «boucher de Lyon».

L’arrestation en Bolivie

En 1952 et 1954, Klaus Barbie est condamné à mort par contumace par le Tribunal permanent des forces armées de Lyon. On y énumérait ses exactions, des crimes de guerres : tortures, exécutions, déportations, pillages. Mais Klaus Barbie est protégé par les services secrets américains qui l’ont engagé. Grâce à eux, il gagne la Bolivie et en acquière la nationalité. Cependant, le pouvoir politique change en Bolivie et un mandat d’arrêt est émis le 5 novembre 1982 contre Klaus Barbie, qui s’est donné une nouvelle identité : Klaus Altmann. Klaus Barbie est arrêté. La nationalité bolivienne lui est retirée au motif qu’il a fait de fausses déclarations pour l’obtenir.

Dans la nuit du 4 au 5 février 1983, Klaus Barbie, est expulsé de Bolivie et se retrouve dans un avion vers la France, via Cayenne. Son expulsion est annoncée le 7 février 1983, en France. Il sera emprisonné à Lyon, là-même où il a torturé naguère, à la prison Montluc, puis à celle de St Joseph, jusqu’à l’ouverture de son procès. L’instruction dure quatre ans.

De quoi l’accuse-t-on ?

Klaus Barbie, qui dirige à Lyon pour la police nazie le service de la répression des crimes et délits politiques – dont la section antijuive – de 1942 à 1944, est accusé d’avoir liquidé et fait déporter de nombreux juifs et résistants français qui luttaient dans des réseaux clandestins contre le nazisme. Le bilan des crimes en France de Klaus Barbie : 4.342 meurtres, 7.581 juifs déportés, 14.311 résistants arrêtés et torturés.

L’ancienne école de santé militaire au 14, avenue Berthelot qui était le quartier général des interrogatoires de Klaus Barbie, devenu le musée de la Résistance.

Les crimes de guerre, comme par exemple les exactions sur Jean Moulin, sont considérés comme prescrits. Néanmoins, trois grands dossiers de crimes contre l’humanité, imprescriptibles en droit français depuis 1964, sont retenus contre lui :
- la rafle des bureaux de l’Union générale des israélites de France, situés à Lyon, au 12 rue Ste Catherine, le 9 février 1943, au cours de laquelle 86 personnes sont arrêtées et déportées ;
- la rafle des enfants d’Izieu, le 6 avril 1944, qui vit 41 enfants et 5 adultes être déportés ;
- et le dernier convoi, le 11 août 1944, qui emmena, à 15 jours de la libération de Lyon, 600 personnes, essentiellement des juifs et des résistants, vers Auschwitz.

Le procès

Le 11 mai 1987, le procès de Klaus Barbie s’ouvre enfin devant la Cour d’assises du Rhône. On est obligé de faire construire des aménagements spéciaux avec des dispositifs en hauteur dans la salle des pas-perdus de l’ancien palais de justice de Lyon (appelé "Les 24 colonnes"), aucune salle d’audience n’étant assez grande pour accueillir un tel procès avec la presse, les 102 témoins cités, le public intéressé, les classes d’étudiants, les cars de touristes...

Le procès de Klaus Barbie, surnommé le « boucher de Lyon », débute donc le 11 mai 1987, à Lyon, dans une effervescence toute particulière. À elle seule, la lecture de l’acte d’accusation prend deux jours. Le troisième jour, l’accusé prend la parole pour dire qu’il se considère comme un otage et non comme un détenu. Il refuse de se présenter au tribunal à partir de ce jour.

Le samedi 4 juillet 1987, les trois magistrats et les neufs jurés reviennent de plus de six heures de délibérations. On fait entrer Klaus Barbie, et le président du tribunal, André Cerdini, prononce un verdict de culpabilité contre l’ancien officier allemand. Barbie est déclaré coupable sans circonstances atténuantes des dix-sept crimes contre l’humanité dont il était accusé. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il décède à la prison St Joseph le 25 septembre 1991, à 77 ans..

Les USA, des alliés ???


En 1950, les Américains se sont décidés à l’exfiltrer d’Allemagne. Ce qui sera fait au début 1951 et Barbie fut un espion au service des Etats-Unis avant de devenir le zélé serviteur des dictatures sud-américaines, avec la protection du gouvernement des USA, et l’un des acteurs du trop fameux « Plan Condor ». Il reste en effet à savoir jusqu’où est allé la collaboration entre Barbie et la CIA. Barbie était-il en service commandé ? Était-il toujours un agent de la CIA ? Exfiltré en Bolivie à partir de 1951, le boucher de Lyon a en effet mis son savoir-faire si particulier au service des dictateurs boliviens, multipliant les exactions, constituant un escadron de la mort qui a semé la terreur dans le pays, participant au sanglant « Plan Condor » et s’acoquinant même avec les barons de la drogue.

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